Aujourd'hui, qui est le maître, et qui est l'esclave ?. - Dystop[IA], p. 183
Un monde régit par des points. Points que l’intelligence artificielle distribue en fonction de certaines actions. Entrez dans un monde où être riche ne signifie pas forcément vivre bien. Où les apparences peuvent être trompeuses et où faire confiance en son voisin peut être dangereux.
Le dôme de l’Auto-Ville 12 semblait être un beau projet. Un dôme régit par l’IA où les personnes ayant des moyens peuvent vivre de manière adaptée aux étages supérieurs et où les plus pauvres doivent tenter de gagner des points afin de pouvoir monter à l’étage. Tout cela pour sauver l'humanité de l'air radioactif. Cependant, ce dôme était-il réellement une bonne idée ? Le projet avait-il été présenté correctement ? Est-ce que les humains ont bien la main sur le système qui les régit ? Qui est fautif, qui est responsable ? Et surtout en qui pouvez-vous avoir confiance ?
Honnêtement, je ne saurais vous dire si j'ai rencontré Tony Renard via Instagram ou par la plateforme SimplementPro. Cependant, j'ai très vite compris que son livre allait me transporter. Je dis toujours que parler d'un livre qui est un coup de cœur est très difficile, car lorsqu'il faut écrire une chronique, ça part un peu dans tous les sens. Eh bien, c'est complètement le cas avec Dystop[IA]. Je vais tout de même tenter de vous écrire une chronique qui a du sens. Autant vous dire tout de suite que j’ai pris le temps de l’écrire 🫶
Voyant que ce livre allait me plaire et que la thématique principale me touchait particulièrement, j’ai vérifié auprès des lecteurs de mon Discord s’il y avait de l’intérêt à partager cette lecture. Très vite les réponses positives sont arrivées. Je fus donc très contente d’avoir pu partager une lecture commune et d’avoir eu l’occasion par ce biais de faire connaître Tony Renard et son ouvrage. C’était encore plus enrichissant de faire une lecture commune car les idées et les débats ont fusé.
Je n’arrête pas de dire que ce livre porte une thématique qui me touche. Laquelle est-elle ? Il s’agit de l’intelligence artificielle et notamment de son utilisation. L’IA, j’en entends beaucoup parler autour de moi. Que ce soit au travail ou dans ma vie privée, c’est un sujet d’actualité. Au travail, nous sommes de plus en plus confrontés à devoir se former et l’utiliser dans certaines situations. Dans ma vie privée, j’ai pour l’instant évité totalement de l’utiliser. C’est un débat sensible, je le sais. Entre ceux qui l’utilisent pour tout et ceux qui ne le font pas du tout.
Pour ma part, j’estime que c’est un outil utile, par exemple, dans certains cas professionnels mais à utiliser avec parcimonie quand cela est strictement nécessaire et utile. Je trouve aussi qu’il faut savoir l’utiliser. Ne pas poser des questions à tort et à travers mais rédiger des prompts clairs et précis afin de ne pas lancer des recherches inutiles. Je minimise mon utilisation car beaucoup de questions résonnent en moi (que nous pourrons aussi retrouver dans le livre). Par exemple, au niveau de la consommation énergétique, au niveau de la protection des données, des droits d’auteurs, etc. Beaucoup de questions mais pas de réponses claires et précises. C’est encore trop tôt à mes yeux pour que je me positionne sur quoique ce soit.
Je tiens à ne pas l’utiliser sur mon blog ou mes chroniques. J’estime que son intervention diminuerait l’essence de mon travail. Par essence, je veux dire que cela ne refléterait plus ma manière de m’exprimer et mes idées. J’aime pouvoir encore écrire mes chroniques et m’amuser à faire mes publications Instagram et mes photos. J’ai, malheureusement, contre ma volonté, utiliser l’IA via un logiciel de retranscription de texte sans le remarquer. Je ne m’en suis rendue compte qu’après avoir relu mon texte. Ce n’est pas ce que j’avais dit mot pour mot. J’ai compris que l’IA était intégrée dans l’outil. Résultat, j’ai tout retapé car le texte ne me ressemblait plus. Par respect pour les personnes qui me suivent, parce que c’est le principe de mon blog et car c'est ce que j'ai envie de transmettre, je tiens à ce que mon contenu reflète qui je suis et que le travail soit fait par moi-même.
En outre, j’aime aussi encore réfléchir par moi-même et j’ai l’impression que l’utilisation constante de cet outil freinerait ma réflexion et ma créativité.
Bref, je ne suis pas là pour ouvrir un débat mais je voulais vous expliquer l’importance de cette thématique pour moi. Sachez également que pour son livre Tony n’a pas utiliser l’IA ; ni pour le texte ni pour les illustrations. C’est une question que je lui avais posée et un point que je trouvais important de souligner.
Entrons maintenant dans le vif du sujet !
J’ai vu passer beaucoup d’ouvrage sur l’intelligence artificielle mais avec Dystop[IA] c’était la première fois que je voyais cela dans une histoire fictive. Cela a éveillé ma curiosité et à juste titre ! Tony Renard le dit : c’est son premier roman ! Pourtant, je n’y ai vu que du feu🔥. L’écriture est fluide, le rythme est haletant et l’univers est authentique.
Au travers de ma lecture, j’ai constaté que Tony a fait diverses recherches et qu’il a des connaissances sur certains sujets de son ouvrage. Je trouve ça très bien car cela nous permet de comprendre un peu plus facilement certains aspects, comme par exemple, le fonctionnement de l’IA. Nous pouvons également faire quelques recherches par nous-même. Peut-être que quelques explications en bas de page ou en fin de roman auraient été utiles.
En outre, je me suis perdue dans certains passages politiques parfois un peu compliqués. La politique et moi, nous ne sommes pas copines🙉. J’admets que ce n’est pas le sujet le plus attractif pour moi. Je me suis plus retrouvée sur les aspects techniques informatifs (ahah🤭). Il y a aussi certains points médicaux sur lesquels je me suis questionnée (je ne vous en dit pas plus ; pas de spoilers). Côté positif de la LC : l’auteur était avec nous. Il a donc pu me confirmer que les questions que je me posais avaient été vérifiées auprès d’une connaissance travaillant dans le médical. Encore une fois Tony prouve que pour un premier roman, il y a mis du cœur et a fait des recherches !
Un autre aspect sur lequel Tony m’a impressionnée est le fil tissé entre les personnages. Nous allons suivre 4 personnages :
✦ Tris, un policier qui navigue entre les étages du dôme.✦ Dax, un enfant orphelin d’une dizaine d’année qui vit à l’étage inférieur (l’étage le plus pauvre du dôme).✦ Impéria, une jeune femme pleine d’ambition. Elle fait partie des hautes sphères politiques et vit donc à l’étage supérieur.✦ Julien, un vieil informaticien blasé qui vit également à l’étage supérieur.
Ces personnages m’ont touchée, marquée et je pense qu’il sera difficile de les oublier. Mon quotidien de lectrice a été marqué. Vous savez... dans nos lectures, il y a ces personnages qui laissent des marques indélébiles dans nos esprits. Eh bien, Tony a réussi à le faire avec ces 4 personnages. Je ne crois pas me tromper en disant que sans l’un d’eux, Dystop[IA] n’aurait pas été la même lecture. Si vous ne voulez pas connaître une partie de l’histoire ne lisez pas le spoiler.
Chaque personnage semble avoir un destin déjà bien défini. Tony va les lier par différents chemins de vie. Lien affectif, lien de parenté, lien d’amitié ou encore lien de besoins communs. Chacun d’entre eux va croiser la route des autres et leur destin va en être chamboulé. Que ce soit les personnages principaux ou secondaires. Tony m’a vraiment bluffée sur certains points que je n’ai vu venir que très tard voire pas du tout.
Dévoiler le contenu caché (attention risque de spoilers)
Pour un premier roman, l’univers mis en place par l’auteur est assez impressionnant. Ce dôme dirigé par l’IA, divisé en étage avec des degrés de richesse ainsi que le quotidien des personnes qui y vivent semble avoir été bien réfléchi. Tony a-t-il chez lui un tableau 🕵️♂️ avec toutes ses idées… ? Franchement, je trouve que le tout est bien ficelé.
Le rythme de l’histoire est bien réparti. Il y a des moments plus doux et des moments plus actifs. Je ne me suis pas ennuyée une seconde. Les rebondissements qui peuplent le livre permettent aux personnages d’entrer dans les temps d’action et nous faire suer. Entre nous, si nous n’avions pas fait une lecture commune et que le temps me le permettait, j’aurais lu le roman d’une traite.
L’ambiance dystopique est présente. C’est la première fois que je lis un livre avec la thématique de l’IA bien implantée en sujet principal. C’était très intéressant de la voir évoluer et aussi effrayant car cela soulève beaucoup de questions. Nous pouvons faire des parallèles avec la vie réelle et s’en est d’autant plus inquiétant. L'histoire pousse les lecteurs à se demander : jusqu’où sommes-nous prêts à aller ?
Je tiens toutefois à souligner que l’histoire de Tony Renard n’est pas un témoignage accablant de l’IA ni une critique constante. Il soulève certaines questions, nous rend attentifs à certains aspects et cela avec… j’aimerais utiliser le terme légèreté mais ce n’est peut-être pas adapté. Disons que l’histoire se lit facilement et ce n’est pas un reproche incessant qui rendrait le récit trop lourd.
Outre la thématique de l’IA, le récit traite d’autres thématiques sociétales importantes. La répartition des classes et des richesses est omniprésente dans le livre. Nous pouvons le voir au travers des modes de vie des différents étages. Je ne suis pas là pour faire l’analyse des thématiques du livre mais je tiens à faire remarquer qu’il traite de plusieurs thématiques sociétales et ne se résume pas à un simple livre fictif sur l’intelligence artificielle. Il pousse le lecteur à réfléchir.
Il y a également beaucoup d’éléments mystérieux que ce soit sur les personnages ou sur l’univers. Cela pousse le lecteur à vouloir comprendre et voir si ses théories s’avèrent exactes. J’ai beaucoup aimé jouer le jeu !
Il m’est aussi important de relever le travail d’illustrations d’Élise Carret sur l’ouvrage. J’ai lu le livre en format ebook. Les images peuvent se voir sur une page complète de liseuse. C’est peut-être mon seul regret. Je peux imaginer que les images en format papier sont encore plus remarquables. Avec l’ebook, les détails sont un peu moins visibles. Si vous deviez vous laisser tenter, je vous conseille la version papier notamment pour cette raison.
Je tiens encore une fois à féliciter l’auteur pour ce premier roman ! C’est une belle réussite dont il peut être fier. Je me réjouis de voir s’il réécrira un autre ouvrage et de replonger dans ses textes. J’espère pouvoir faire partie de l’aventure. En attendant, si vous souhaitez en voir plus sur son univers actuel : cliquez ici.
Dans tous les cas, je tiens à remercier Tony Renard pour ce service presse qui m’aura marquée ainsi que de m’avoir fait confiance pour organiser une lecture commune et avoir offert l’ebook aux participants.
Maintenant, la suite est entre vos mains. En parlant d’intelligence artificielle avec des personnes de mon entourage, j’ai beaucoup fait référence à l’ouvrage. Si vous aimez les dystopies, je ne peux que vous conseiller de vous laisser tenter par son univers qui pourrait vous surprendre.
Avez-vous des ouvrages à recommander sur cette thématique ? Quelle est votre utilisation actuelle de l'IA ? Quel a été votre personnage préféré ?



























