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La tribune de la brune

"Avec l’expérience, j’ai appréhendé le mécanisme de mes angoisses. Comment elles naissent, se nourrissent et s’entretiennent. Comment elles s’expriment : une boule compacte, lourde et grisâtre dans mon ventre. Occultant les pensées rationnelles, déployant des idées fantasques, disproportionnées, et pourtant si crédibles, si réelles. Je connais le moindre de leurs contours, de leurs odeurs, or là, c’est l’absence de tout ça qui me frappe." - page 291

C’est avec le cœur lourd que je referme cette duologie qui aura marqué un temps de ma vie de lectrice. Pour vous dire la vérité, la première chose qui m’avait frappée dans cette duologie, c’est les couvertures. J’adore le violet ! Autant vous dire que j’étais servie. Hihi oui… oui parfois, je me laisse prendre à la couverture.
Ensuite, j’ai été intriguée par ce monde de ténèbres. Je trouvais que Marine tenait là, une idée originale. Autant vous dire que je n’ai pas été déçue ! Le premier tome, la Couleur des Ténèbres a posé les bases d’un univers qui ne demandait qu’à être connu : les elfes, les pouvoirs basés sur les éléments, les ténèbres, l’elfe des ténèbres, les enfants et les traceurs, etc. Il y avait beaucoup d’éléments à exploiter.
Le tome 2 est beaucoup plus sombre. Shaleen se rend compte de beaucoup de choses et cela va avoir un impact important sur le personnage et la suite de l'histoire. Je trouve qu’elle change beaucoup dans ce tome. C'est ce 2ème roman qui m'a éloignée du coup de coeur. Pour la simple raison que j'ai ressenti quelques lenteurs au début. Je n'ai malheureusement été complètement immergée seulement à partir du moment où les choses commencent vraiment à bouger suite aux décisions de Shaleen.
Au départ, j’ai eu beaucoup de peine à la retrouver. J’avais l’impression qu’elle avait perdu de sa superbe. C’est aussi dans ces passages que j’ai ressenti les temps de lenteur du roman. J’ai vraiment réappris à l’apprécier lorsqu’elle se sauve de l’emprise de Llarm et qu’elle conclut le pacte avec les Ténèbres. Alors qu’elle est dénuée de sentiment, je trouve qu’elle retrouve un peu de son mordant. Oui, je sais, ce n’est pas très logique mais c’est mon ressenti.
Dévoiler le contenu caché (attention risque de spoilers)
Je trouve l'univers créé par Marine tellement beau. Je pensais qu'il y aurait encore plus de choses à connaître. Il y a plein d’éléments à exploiter !
L’histoire des Ténèbres et de la ténébrine, le premier elfe des Ténèbres sont autant d’éléments que j’aurais aimé connaître davantage. Comment tout cela est arrivé, quels sont réellement les intentions des Ténèbres. J’aurais aussi beaucoup aimé en apprendre plus sur Shanelle (la maman de Shaleen) ainsi que l’histoire d’amour qu’elle avait avec Ishaniel. Pourquoi rejette-t-il autant Shaleen. Quelle est leur histoire ? Nous n’en savons pas non plus énormément sur le passé d’Arga et j’aurais aimé en savoir un peu plus.
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Bref, tout ça pour vous dire que Marine a créé un univers riche. Elle aurait pu aller bien plus loin que 2 tomes. Je souhaite souligner que sa duologie a beaucoup d’éléments pour satisfaire le lecteur. C'est un choix de Marine de s'arrêter à 2 tomes mais j'admets que j'aurais encore pu lire quelques romans supplémentaires.
Cette duologie reste toutefois très proche du coup de cœur pour son univers inédit, son esthétique et ses personnages.
J'ai même une préférence pour les personnages secondaires. Tamtam, Alaey ou encore Kuskyn ont gagné mon cœur.
J’avais beaucoup de peine à juger Tamnaeth au début de l’histoire. Au fil des deux romans, il devient ce compagnon fidèle et drôle que j’aime tant dans les livres. J’aurais beaucoup aimé avoir plus de scènes avec lui. Kuskyn m’a particulièrement touchée avec ce qui arrive à sa sœur… j’étais bouleversée mais je comprends aussi le choix de Marine. Ça se pressentait tout de même dans le récit. Et Alaey… durant tout le roman, on retient son souffle afin de savoir si elle sera enfin réunie avec Shaleen. J’admets qu’à la fin du roman, je n’avais pas l’impression d’avoir eu assez de scènes avec Alaey. Elle apportait vraiment une touche de douceur et de légèreté à l’histoire. On peut sentir que le lien qu’elle va tisser avec chacun des personnages va être très fort.
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Je lève également mon chapeau sur cette fin qui laisse une impression curieuse aux lecteurs (en tout cas à moi).
Je ne sais pas pour vous, mais de mon côté, j’ai ce goût de l’inachevé. Attention, qu’on ne me comprenne pas de travers, le travail de Marine et son histoire sont tout à fait cohérents, achevés et beaux. C’est juste la sensation qu’il me laisse. Je me suis demandée si c’était volontaire ou s’il n’y a que moi qui le ressens. Cela rejoint aussi ce que je disais avant sur les éléments qu’on pourrait encore exploiter. Shaleen reste sous l’emprise des ténèbres. Parviendra-t-elle à en réchapper ? Quel lien nouera-t-elle avec son père ? Alaey va vivre avec elle et Arga mais parviendra-t-elle à l’accepter ? Comment Kuskyn va-t-il faire son deuil ? La barrière entre les humains et les elfes sera-t-elle enfin abolie ?
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La fin de cette duologie, nous laisse avec beaucoup de questions. De mon point de vue, je trouve cela très original. C’est la première fois que je ressens cette frustration d’avoir une fin mais pas tout à fait. Les personnages vont continuer à vivre leur petite histoire mais nous, en tant que lecteur, nous n’aurons pas la chance de pouvoir les épier. A nous donc de laisser travailler notre imagination. Je reste assez satisfaite de cette sensation. C’est frustrant et grisant à la fois !
Enfin, je relève la bonté, la douceur et la gentillesse de l'autrice. Elle ne nous épargne pas dans son histoire mais dans la vraie vie c'est une personne charmante. Je suis très heureuse de l'avoir rencontrée (même si pas encore en réel) et de faire partie de la team Shapanosaure. Chaque échange avec elle est un plaisir. Je me réjouis de continuer à la suivre dans son travail.
Je tiens à relever également le travail qui a été fait sur l’objet livre. Pour ma part, j’ai le relié de la campagne Ulule. A certaines pages, nous avons des illustrations en noir et blanc. Sur d’autres des illustrations en couleur, un peu transparentes et qui se détachent du livre. Elles sont juste sublimes. Le livre est décoré lors des chapitres et il y a également des illustrations sur les contreplats. Bref, c’est un travail magnifique qui a été réalisé.
En tant que fan incontestée de fantasy et de romantasy, je suis très contente d’avoir pu découvrir cet univers original et perturbant à la fois et d’avoir pu voyager aux côtés d’Arga, Shaleen ou encore Tamtam.
Merci Marine ! 🫂
Pour lire ma chronique du tome 1 : c'est ici.
Avez-vous lu la duologie ? Quel est votre avis sur la fin de ce 2ème tome ?
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La jeune femme lisait volontiers sur son téléphone quand elle n’avait rien d’autre sous la main, mais il fallait admettre que rien ne pouvait égaler l’encre, le papier et le grain d’un vieux livre.” - page 200

Cette lecture de Sangu Mandana a été pour moi à nouveau une belle lecture. Je retrouve clairement l'univers de ses histoires de sorcellerie cosy.
J'ai préféré ce roman au précédent que j'avais lu. Il s'agissait de La société très secrète des sorcières extraordinaires. Dans ce roman, je me suis beaucoup plus attachée aux personnages que ce soit les personnages principaux ou secondaires. Je trouve que Sangu donne toujours de l'importance à ces derniers. Dans ce tome-ci, c'est encore plus marqué.
J'ai beaucoup aimé ces personnages secondaires un petit peu hors du commun qui sont présents dans ce roman. Par exemple, Coco, le coq qui est malheureusement décédé et qui reprend vie suite au sortilège que Siera va lancer. J'ai aussi beaucoup aimé Nicholas, qui prend son rôle de chevalier de la fête médiévale très, très à cœur. La personnification de cette auberge qui, au final, semble bien vivante. Elle devient même un personnage central du roman, qui a toute son importance. L’autrice nous donne envie d'aller voir cette auberge, de la visiter et de pouvoir y séjourner. J'ai trouvé ça vraiment sympa.
Les histoires de Sangu sont très douces, elles se lisent facilement, il n'y a pas vraiment de prise de tête, il y a toujours un méchant ou un personnage antagoniste à l'histoire mais qui se révèle, n'être pas si méchant, quoique dans cette histoire, il est quand même assez coriace.
L’histoire ne connaît pas de forts rebondissements et je pense que c’est cela qui ne m’a pas amenée à en faire un coup de coeur. En général, pour que j’ai un coup de coeur, c’est que je me suis fortement attachée à un personnage voire même que je me suis identifiée ou alors qu’un élément de l’histoire (un thème, un rebondissement, un univers, etc.) m’a complétement happée. Ce qui, malheureusement, n’est pas le cas ici. Je peux tout à fait imaginer que le roman plaisent aux fans d’histoires cosy, qui aiment ces univers de sorcellerie où il n'y a pas forcément un univers très complexe comme, par exemple, une saga telle que Six of Crows. J'ai tout de même passé un bon moment et j'ai beaucoup aimé.
J'apprécie aussi le fait que Sangu traite de thématiques qui ne sont pas forcément faciles. Typiquement, dans ce tome, nous pouvons retrouver des thématiques comme la dépression, la remise en question de soi, l'adolescence ou encore le jugement des autres. Elle les apporte avec légèreté, douceur et un brin d'humour. Comme une recette magique ! Finalement, c’est une lecture simple mais qui peut également traiter de sujets profonds.
Je continuerai de conseiller les livres de Sangu pour des lectures cosy à quelqu’un qui veut juste passer un bon moment. J’avais d’ailleurs conseillé le premier livre à une collègue qui avait bien apprécié.
Je vais continuer de surveiller les sorties de Sangu et pourquoi me replonger à nouveau dans son univers.
Si vous deviez choisir entre votre famille ou vous pouvoir quel choix feriez-vous ?
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Aujourd'hui, qui est le maître, et qui est l'esclave ?. - Dystop[IA], p. 183

Un monde régit par des points. Points que l’intelligence artificielle distribue en fonction de certaines actions. Entrez dans un monde où être riche ne signifie pas forcément vivre bien. Où les apparences peuvent être trompeuses et où faire confiance en son voisin peut être dangereux.
Le dôme de l’Auto-Ville 12 semblait être un beau projet. Un dôme régit par l’IA où les personnes ayant des moyens peuvent vivre de manière adaptée aux étages supérieurs et où les plus pauvres doivent tenter de gagner des points afin de pouvoir monter à l’étage. Tout cela pour sauver l'humanité de l'air radioactif. Cependant, ce dôme était-il réellement une bonne idée ? Le projet avait-il été présenté correctement ? Est-ce que les humains ont bien la main sur le système qui les régit ? Qui est fautif, qui est responsable ? Et surtout en qui pouvez-vous avoir confiance ?
Honnêtement, je ne saurais vous dire si j'ai rencontré Tony Renard via Instagram ou par la plateforme SimplementPro. Cependant, j'ai très vite compris que son livre allait me transporter. Je dis toujours que parler d'un livre qui est un coup de cœur est très difficile, car lorsqu'il faut écrire une chronique, ça part un peu dans tous les sens. Eh bien, c'est complètement le cas avec Dystop[IA]. Je vais tout de même tenter de vous écrire une chronique qui a du sens. Autant vous dire tout de suite que j’ai pris le temps de l’écrire 🫶
Voyant que ce livre allait me plaire et que la thématique principale me touchait particulièrement, j’ai vérifié auprès des lecteurs de mon Discord s’il y avait de l’intérêt à partager cette lecture. Très vite les réponses positives sont arrivées. Je fus donc très contente d’avoir pu partager une lecture commune et d’avoir eu l’occasion par ce biais de faire connaître Tony Renard et son ouvrage. C’était encore plus enrichissant de faire une lecture commune car les idées et les débats ont fusé.
Je n’arrête pas de dire que ce livre porte une thématique qui me touche. Laquelle est-elle ? Il s’agit de l’intelligence artificielle et notamment de son utilisation. L’IA, j’en entends beaucoup parler autour de moi. Que ce soit au travail ou dans ma vie privée, c’est un sujet d’actualité. Au travail, nous sommes de plus en plus confrontés à devoir se former et l’utiliser dans certaines situations. Dans ma vie privée, j’ai pour l’instant évité totalement de l’utiliser. C’est un débat sensible, je le sais. Entre ceux qui l’utilisent pour tout et ceux qui ne le font pas du tout.
Pour ma part, j’estime que c’est un outil utile, par exemple, dans certains cas professionnels mais à utiliser avec parcimonie quand cela est strictement nécessaire et utile. Je trouve aussi qu’il faut savoir l’utiliser. Ne pas poser des questions à tort et à travers mais rédiger des prompts clairs et précis afin de ne pas lancer des recherches inutiles. Je minimise mon utilisation car beaucoup de questions résonnent en moi (que nous pourrons aussi retrouver dans le livre). Par exemple, au niveau de la consommation énergétique, au niveau de la protection des données, des droits d’auteurs, etc. Beaucoup de questions mais pas de réponses claires et précises. C’est encore trop tôt à mes yeux pour que je me positionne sur quoique ce soit.
Je tiens à ne pas l’utiliser sur mon blog ou mes chroniques. J’estime que son intervention diminuerait l’essence de mon travail. Par essence, je veux dire que cela ne refléterait plus ma manière de m’exprimer et mes idées. J’aime pouvoir encore écrire mes chroniques et m’amuser à faire mes publications Instagram et mes photos. J’ai, malheureusement, contre ma volonté, utiliser l’IA via un logiciel de retranscription de texte sans le remarquer. Je ne m’en suis rendue compte qu’après avoir relu mon texte. Ce n’est pas ce que j’avais dit mot pour mot. J’ai compris que l’IA était intégrée dans l’outil. Résultat, j’ai tout retapé car le texte ne me ressemblait plus. Par respect pour les personnes qui me suivent, parce que c’est le principe de mon blog et car c'est ce que j'ai envie de transmettre, je tiens à ce que mon contenu reflète qui je suis et que le travail soit fait par moi-même.
En outre, j’aime aussi encore réfléchir par moi-même et j’ai l’impression que l’utilisation constante de cet outil freinerait ma réflexion et ma créativité.
Bref, je ne suis pas là pour ouvrir un débat mais je voulais vous expliquer l’importance de cette thématique pour moi. Sachez également que pour son livre Tony n’a pas utiliser l’IA ; ni pour le texte ni pour les illustrations. C’est une question que je lui avais posée et un point que je trouvais important de souligner.
Entrons maintenant dans le vif du sujet !
J’ai vu passer beaucoup d’ouvrage sur l’intelligence artificielle mais avec Dystop[IA] c’était la première fois que je voyais cela dans une histoire fictive. Cela a éveillé ma curiosité et à juste titre ! Tony Renard le dit : c’est son premier roman ! Pourtant, je n’y ai vu que du feu🔥. L’écriture est fluide, le rythme est haletant et l’univers est authentique.
Au travers de ma lecture, j’ai constaté que Tony a fait diverses recherches et qu’il a des connaissances sur certains sujets de son ouvrage. Je trouve ça très bien car cela nous permet de comprendre un peu plus facilement certains aspects, comme par exemple, le fonctionnement de l’IA. Nous pouvons également faire quelques recherches par nous-même. Peut-être que quelques explications en bas de page ou en fin de roman auraient été utiles.
En outre, je me suis perdue dans certains passages politiques parfois un peu compliqués. La politique et moi, nous ne sommes pas copines🙉. J’admets que ce n’est pas le sujet le plus attractif pour moi. Je me suis plus retrouvée sur les aspects techniques informatifs (ahah🤭). Il y a aussi certains points médicaux sur lesquels je me suis questionnée (je ne vous en dit pas plus ; pas de spoilers). Côté positif de la LC : l’auteur était avec nous. Il a donc pu me confirmer que les questions que je me posais avaient été vérifiées auprès d’une connaissance travaillant dans le médical. Encore une fois Tony prouve que pour un premier roman, il y a mis du cœur et a fait des recherches !
Un autre aspect sur lequel Tony m’a impressionnée est le fil tissé entre les personnages. Nous allons suivre 4 personnages : 
✦ Tris, un policier qui navigue entre les étages du dôme. 
✦ Dax, un enfant orphelin d’une dizaine d’année qui vit à l’étage inférieur (l’étage le plus pauvre du dôme). 
✦ Impéria, une jeune femme pleine d’ambition. Elle fait partie des hautes sphères politiques et vit donc à l’étage supérieur. 
✦ Julien, un vieil informaticien blasé qui vit également à l’étage supérieur. 
Ces personnages m’ont touchée, marquée et je pense qu’il sera difficile de les oublier. Mon quotidien de lectrice a été marqué. Vous savez... dans nos lectures, il y a ces personnages qui laissent des marques indélébiles dans nos esprits. Eh bien, Tony a réussi à le faire avec ces 4 personnages. Je ne crois pas me tromper en disant que sans l’un d’eux, Dystop[IA] n’aurait pas été la même lecture. Si vous ne voulez pas connaître une partie de l’histoire ne lisez pas le spoiler.
Chaque personnage semble avoir un destin déjà bien défini. Tony va les lier par différents chemins de vie. Lien affectif, lien de parenté, lien d’amitié ou encore lien de besoins communs. Chacun d’entre eux va croiser la route des autres et leur destin va en être chamboulé. Que ce soit les personnages principaux ou secondaires. Tony m’a vraiment bluffée sur certains points que je n’ai vu venir que très tard voire pas du tout.
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Pour un premier roman, l’univers mis en place par l’auteur est assez impressionnant. Ce dôme dirigé par l’IA, divisé en étage avec des degrés de richesse ainsi que le quotidien des personnes qui y vivent semble avoir été bien réfléchi. Tony a-t-il chez lui un tableau 🕵️‍♂️ avec toutes ses idées… ? Franchement, je trouve que le tout est bien ficelé.
Le rythme de l’histoire est bien réparti. Il y a des moments plus doux et des moments plus actifs. Je ne me suis pas ennuyée une seconde. Les rebondissements qui peuplent le livre permettent aux personnages d’entrer dans les temps d’action et nous faire suer. Entre nous, si nous n’avions pas fait une lecture commune et que le temps me le permettait, j’aurais lu le roman d’une traite.
L’ambiance dystopique est présente. C’est la première fois que je lis un livre avec la thématique de l’IA bien implantée en sujet principal. C’était très intéressant de la voir évoluer et aussi effrayant car cela soulève beaucoup de questions. Nous pouvons faire des parallèles avec la vie réelle et s’en est d’autant plus inquiétant. L'histoire pousse les lecteurs à se demander : jusqu’où sommes-nous prêts à aller ?
Je tiens toutefois à souligner que l’histoire de Tony Renard n’est pas un témoignage accablant de l’IA ni une critique constante. Il soulève certaines questions, nous rend attentifs à certains aspects et cela avec… j’aimerais utiliser le terme légèreté mais ce n’est peut-être pas adapté. Disons que l’histoire se lit facilement et ce n’est pas un reproche incessant qui rendrait le récit trop lourd.
Outre la thématique de l’IA, le récit traite d’autres thématiques sociétales importantes. La répartition des classes et des richesses est omniprésente dans le livre. Nous pouvons le voir au travers des modes de vie des différents étages. Je ne suis pas là pour faire l’analyse des thématiques du livre mais je tiens à faire remarquer qu’il traite de plusieurs thématiques sociétales et ne se résume pas à un simple livre fictif sur l’intelligence artificielle. Il pousse le lecteur à réfléchir.
Il y a également beaucoup d’éléments mystérieux que ce soit sur les personnages ou sur l’univers. Cela pousse le lecteur à vouloir comprendre et voir si ses théories s’avèrent exactes. J’ai beaucoup aimé jouer le jeu !
Il m’est aussi important de relever le travail d’illustrations d’Élise Carret sur l’ouvrage. J’ai lu le livre en format ebook. Les images peuvent se voir sur une page complète de liseuse. C’est peut-être mon seul regret. Je peux imaginer que les images en format papier sont encore plus remarquables. Avec l’ebook, les détails sont un peu moins visibles. Si vous deviez vous laisser tenter, je vous conseille la version papier notamment pour cette raison.
Je tiens encore une fois à féliciter l’auteur pour ce premier roman ! C’est une belle réussite dont il peut être fier. Je me réjouis de voir s’il réécrira un autre ouvrage et de replonger dans ses textes. J’espère pouvoir faire partie de l’aventure. En attendant, si vous souhaitez en voir plus sur son univers actuel : cliquez ici.
Dans tous les cas, je tiens à remercier Tony Renard pour ce service presse qui m’aura marquée ainsi que de m’avoir fait confiance pour organiser une lecture commune et avoir offert l’ebook aux participants.
Maintenant, la suite est entre vos mains. En parlant d’intelligence artificielle avec des personnes de mon entourage, j’ai beaucoup fait référence à l’ouvrage. Si vous aimez les dystopies, je ne peux que vous conseiller de vous laisser tenter par son univers qui pourrait vous surprendre.
Avez-vous des ouvrages à recommander sur cette thématique ? Quelle est votre utilisation actuelle de l'IA ? Quel a été votre personnage préféré ?
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Aujourd'hui, je vous parle de l'une des dernières lectures communes de La Brune. Il s'agit du livre Le roman Maudit, de Franck Thilliez.
Nous avons lu ce livre en lecture commune en respectant le rythme des chapitres : un chapitre par jour jusqu'au 24 décembre.
Pour ma part, j'avais déjà lu un livre de Franck Thilliez. Il s'agissait du livre Vertige. J’avais été vraiment bluffée par la fin. Je m'attendais donc, avec Le roman maudit, à une fin surprenante : un plot twist qui allait vraiment retourner la situation.
Avec le roman Le roman maudit, nous allons suivre l'histoire de Naël, un jeune adolescent qui se réveille une journée de 1er décembre. Il va découvrir un roman aux abords de la forêt et être intrigué par cet ouvrage sur lequel figure un titre : Le roman maudit. Il va en parler à sa meilleure amie, Louise, et ensemble, ils vont commencer à le lire et à découvrir son histoire. Cette histoire, c'est l'histoire de Léo, un jeune garçon qui semble avoir été kidnappé par un homme que Léo va appeler le Mal. Au fil de l'histoire, Naël va petit à petit comprendre ce qu'il s'est passé avec Léo et pourquoi il a été kidnappé. Le problème, c'est qu'après le 1er décembre, Naël va se réveiller dans son lit et revivre la même journée. Le fait de pouvoir revivre la même journée va permettre à Naël de changer certaines choses qui se déroulent durant ce laps de temps et avoir un impact sur l'avenir. Naël parviendra-t-il à sortir de cette boucle, à sauver les gens qu'il aime et éventuellement à aider Léo ?
Vous ne le savez peut-être pas, mais j'ai horreur des histoires de boucles temporelles. Je n'avais pas lu le résumé avant d'acheter le livre et de m'y intéresser ; je ne l'ai d'ailleurs découvert qu'en lisant les premières pages. C'est pourquoi j'ai décidé de quand même me laisser prendre au jeu et de voir ce que la boucle temporelle allait apporter dans ce livre.
Pour cette chronique, il faut bien garder en tête que c'est un roman jeunesse. Le texte, les illustrations et peut-être aussi le rythme de l'histoire sont donc adaptés à ce public. Pour ceux qui ont déjà lu du Franck Thillier, peut-être seront-ils un peu déçus sur ce point-là : nous perdons un petit peu de l'écriture et de la plume de l'auteur, car il a vraiment adapté l'histoire à un public plus jeune.
Autant être honnête dès le début de ma chronique : ce livre ne m'a pas forcément emballée. Il y a certains chapitres que j'ai trouvés très lents, voire qui n'amenaient pas grand-chose à l'histoire. Comme c'est une histoire de boucle temporelle, nous revivons régulièrement l'histoire de Naël. Même s'il y a des changements au fil des chapitres, certains sont minimes, et nous avons donc un peu l'impression de relire toujours la même chose.
Certains éléments sont assez prévisibles. Durant la lecture commune, nous avons eu quelques théories, dont certaines ont été très vite validées. Il y a une phrase qui permet de laisser une fin ouverte à cette lecture. C'est ce qui a peut-être titillé certains lecteurs, mais pour ma part, cela n'a pas été une fin très imprévisible.
C'est la première fois que je lis un calendrier de l'Avent, je suis donc un peu mitigée sur cette forme. Je n'arrive pas trop à dire si c'est le format du livre qui ne m'a pas vraiment plu ou si c'est le livre en soi. J’ai gardé en réserve encore un autre roman de l'Avent de chez Auzou que j'avais décidé de lire en début d'année. Malheureusement, je n'ai pas encore eu le temps, donc je verrai plus tard si c'est vraiment le format qui ne m'a pas forcément convenu.
Je sais que certains chroniqueurs l'ont lu d'une traite sans respecter les 24 chapitres ; peut-être que leur avis est différent (je n'ai pas encore tout regardé). Peut-être que lire le livre d'une seule traite permet d'avoir un avis différent sur cette lecture.
Point fort du roman : les illustrations. Il n'y a pas beaucoup de gens qui ont parlé du travail de Thomas Gilbert, mais personnellement, j'ai trouvé que c'était le "plus" de l'ouvrage.
Les illustrations sont assez terrifiantes et il y a une évolution au fil de l'histoire : à mesure que l'intrigue s'assombrit, les dessins deviennent plus durs, plus difficiles et peut-être plus effrayants.
Nous retrouvons quelques grandes thématiques liées aux boucles temporelles, comme les différents choix à faire ou les changements de comportement qu'un tel pouvoir peut induire. En effet, le fait de pouvoir revivre sans cesse la même chose permet de faire les choses différemment : certains peuvent l'utiliser à bien, d'autres à mal, et cette thématique est largement exploitée dans le livre.
D'autres thèmes importants sont abordés comme la confiance et l'amitié. Nous suivons, notamment l'évolution de l'amitié entre Louise et Naël, qui connaît de véritables montagnes russes. La famille : le récit dépeint une mère très peu présente et un lien fraternel complexe.
En parallèle, il y a l'histoire de Léo qui se fait kidnapper et vit des épreuves difficiles. Sans vous spoiler la fin, l'intrigue se conclut sur une dernière thématique plutôt psychologique. C'est aussi un des aspects qui m'a plu dans ce livre, car c'est le moment où j'ai un peu retrouvé la plume de Thilliez.
Au niveau du contenu du livre, certains éléments sont manquants ou ont été amenés sans être résolus. Je vous les mets en spoiler, car je ne veux pas spoiler les personnes qui ne l'ont pas encore lu et qui voudraient le lire. Ce que je peux cependant vous dire, c'est que par rapport à ces éléments-là, je suis aussi un peu déçue, car j'attendais des réponses qui ne sont pas forcément données :
Si nous réfléchissons et que nous prenons en compte qu'à la fin nous savons que Naël est dans le coma depuis le début. Il y a plusieurs éléments qui sont restés un petit peu sans explication à mes yeux. Par exemple, le Mal kidnappe plusieurs enfants. Qui sont-ils ? Est-ce qu'ils sortent de la tête de Naël ? Pourquoi le mâle tente-t-il de kidnapper Karen ? Une grande question qui reste un peu sans réponse pour moi, c'est ce personnage que Naël imagine être le père de Léo (ce SDF qu'il rencontre à plusieurs reprises) : qui est-il au final ? Est-ce que c'est un père que Naël s'est imaginé ? Car à son réveil, son père est absent. Est-ce que, depuis le début, son père est absent et c'est justement une sorte de manière de le remplacer ? Plusieurs personnes sorties du coma ont déjà expliqué avoir vécu des événements assez étranges durant leur sommeil. Cela peut expliquer certaines réactions de Naël et des questions qui restent sans réponse, car on ne peut pas tout expliquer. C'est tout de même dommage au niveau de la lecture, car beaucoup de questions restent ouvertes et nous restons sans réponse.
Dévoiler le contenu caché (attention risque de spoilers)
Finalement, il y a des éléments intéressants au niveau de la thématique du livre. En revanche, certains points restent sans réponse. Le texte et l'histoire sont parfois un peu trop simples, même si les illustrations sont vraiment intéressantes. Il faut peut-être aussi réfléchir au concept des 24 chapitres à ouvrir avant Noël peut-être que ce n'est pas la bonne forme.
Je vous laisse donc prendre votre propre décision quant à l'envie de le lire ou non. De mon côté, je ne pense pas retenter l'expérience sur un livre jeunesse typé horreur écrit par un auteur qui écrit plutôt des romans pour un public adulte.
Est-ce que vous l'avez lu ? Qu'en avez-vous pensé ? Est-ce que vous avez des romans de l'Avent à me conseiller ?
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"Le jour où je vous mordrai, ma chère Dionne, vous serez en pleine possession de vos moyens. Et sur le point de commettre le péché de chair avec... Comment vous m’avez appelé tout à l’heure ? Ah oui ! Sa Majesté des crocs dormants.". - La Diseuse de Mort, p. 255

Non il n'y aura pas de suite ! (en tout cas pour l'instant) C'est du moins ce que j'ai compris en lisant les remerciements de ce livre. Comment pouvons-nous survivre dans un monde en ayant lu cette histoire et ne pas pouvoir continuer à voir évoluer les personnages ? Autant vous dire : ça va être très compliqué.
Je vous le dis : si vous voulez lire un livre et terminer sur une frustration, foncez ! Je dis cela parce que pour moi c'est un coup de cœur. Laisser les personnages après juste un tome, c'est dur. C'était tellement bien ! Il faudra que je m'y fasse. Du début à la fin, j'ai été happée par cette histoire. Si je n'ai pas pu le lire d'une traite, c'est simplement parce que j'avais des obligations personnelles. Sinon, je l'aurais sûrement lu en une journée. D'ailleurs, arrivée aux 60%, il m'a été impossible de lâcher le livre et je l'ai dévoré en une seule fois.
La Diseuse de Mort c'est l'histoire de Dionne, une gardienne de cimetière qui vit dans un monde post-apocalyptique à Paris où les créatures surnaturelles côtoient les humains. Leur existence a été dévoilée. Ils n'ont plus besoin de se cacher. Ils profitent de leur pouvoir pour régner sur les autres espèces plus faibles, entre autre, les humains.
Dionne, humaine, essaie de survivre dans ce monde en étant gardienne de cimetière. Elle est accompagnée de son chien, un magnifique Malamute nommé Lord.
Dans ce monde peu commun, elle a tout de même réussi à se faire deux amies surnaturelles. Une vampire, Astrid au tempérament de feu et une succube, Maya, qui n'a de cesse d'attirer les regards. (Évidemment me direz-vous, c'est une succube.)
Un jour, en essayant de protéger le cimetière, Dionne fera une malencontreuse rencontre qui va lui transmettre des pouvoirs (ou une malediction). A partir de ce moment, de multiples événements vont se produire. Tous chercheront à utiliser son pouvoir d’une manière ou d’une autre. Elle va faire la connaissance d'un mystérieux mais non moins séduisant vampire, Lachlann. Contre toute attente, ils vont devoir unir leur force pour essayer de vaincre le mal qui plane au-dessus de leur tête.
La Diseuse de Mort mêle univers fantastique, amour intense, personnages au caractère bien trempé et beaucoup d’action. Ce dernier point m'a particulièrement satisfaite. Je ne me suis jamais ennuyée. A un moment donné, j'ai eu un peu peur que la romance qui se développe entre Lachlann et Dionne les rende un peu trop niais et que les personnages perdent de leur force. Ça n'a pas été le cas. Au contraire, ils ont gardé leur même intensité et les échanges sont encore plus sulfureux.
Il n'y a pas forcément de grosses thématiques à analyser mais une histoire qui tient la route avec des personnages tout à fait bien exploités et une fin épatante.
J'ai beaucoup aimé les personnages. Il n'y en a pas un seul que je n'ai pas aimé. Seulement, peut-être, que le méchant de l'histoire aurait pu être un tantinet plus méchant. Sinon, comment ne pas tomber sous le charme de Lachlann et de son passé. Comment ne pas trembler face au tempérament de Dionne. Comment ne pas souhaiter devenir ami avec Mensha et sa loyauté sans faille.
Je reste sur ma faim car j'aurais aimé que certains personnages soient plus exploités ou plutôt que l'histoire aille encore plus loin sur leur passé. C'est à nous de faire travailler notre imagination et de prolonger leur destin.
Dans tous les cas, c'était une incroyable aventure. J'ai vraiment vécu ça comme les séries fantastiques de l'époque telles que Vampire Diaries, Teen Wolf, Buffy et j'en passe. Je me suis attachée aux personnages et j'espérais très fort qu'il ne leur arrive rien.
Si vous avez aimé les séries citées précédemment, celles qui faisaient battre nos cœurs, vous allez aimer la Diseuse de Mort. Attention aux Trigger Warning qui sont également mentionnés en début du roman tels que violences, violences domestiques, torture et mort. Je rajouterais aussi qu'il y a certaines scènes de sexe explicites qui ne conviendront pas aux plus jeunes. Soyez sûr d'être surpris, captivés et plongés dans une histoire qui ne vous laissera pas indemne.
La plume de Christelle Da Cruz est vraiment incroyable. J'ai lu certaines chroniques qui disaient qu'ils n'ont pas forcément ressenti les émotions du roman. Moi, au contraire, j'ai vraiment été plongée dans l'émotionnel. Notamment dans les scènes un peu osées. J'ai vraiment eu le coeur qui battait, les mains moites et le souffle court. Aussi dans les scènes d'action et de bataille. J'ai eu très peur pour les personnages. D’autres au contraire m’ont fascinée. Notamment Gulnaz.
Elle rassemble différentes mythologies ou personnages déjà connus. Par exemple, Gollum du Seigneur des Anneaux ou encore certaines goules ou créatures mystérieuses des jeux vidéo comme The Witcher. Ce n'est que mon avis. C'est à travers ces références que j'ai réussi à me l'imaginer. Je l'ai trouvée terrifiante et fascinante à la fois. Ce personnage apporte énormément à l'histoire. C'est également un des personnages dont le passé m’intéressait et dont nous n'avons pas beaucoup d'éléments. Je suis pourtant sûre qu'il y a beaucoup à dire.
D'autres personnages ont également un vécu qui aurait pu être développé comme Maja, Mensha, Astrid, la Reine Thessa ou encore le passé des frères. Toutes ces personnes ont une histoire qui aurait tout intérêt à être exploitée dans une suite.
Il y a aussi un élément qui m'a perturbée à la fin et qui m'a laissée croire qu'il y aurait une suite.
Il s'agit du fait que Gulnaz voyait planer une autre menace sur Dionne et Lachlann.
Dévoiler le contenu caché (attention risque de spoilers) Finalement, la fin arrive un peu vite et il y a des éléments qui ne sont pas développés. Nous avons envie de plus.
Surtout que Christelle Da Cruz a réussi à créer un univers avec un passé et une histoire riches dans laquelle beaucoup de détails restent inexploités. L'histoire pourrait aller plus loin. Je comprends tout à fait son intention de n'en avoir écrit qu'un roman. D'avoir fait vivre ses personnages à travers cette histoire et de s'arrêter là. Toujours est-il que pour nous, pauvres lecteurs que nous sommes, nous aimerions vraiment avoir plus de temps avec eux. Surtout quand nous avons tant aimé une histoire. D'un autre côté, ce n'est pas plus mal. Nous avons tout le loisir d'imaginer par nous-même ce qu'ils vont devenir et de tisser les liens qui nous font plaisir.
Dans tous les cas, pour moi, ça a été un coup de coeur. Si vous aimez la fantasy comme je l'aime, je vous le conseille fortement. Vous ne pouvez pas passer à côté. Surtout, si vous le lisez, revenez vers moi parce que je suis sûre que nous aurons beaucoup de choses à partager ! Venez en commentaire et nous en parlerons ensemble.
Avez-vous lu ce livre ? Quels ont été vos personnages préférés ? Y a-t-il une scène qui vous a particulièrement marqués ?
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"Parfois, c'est dans la simplicité qu'on trouve le plus de réconfort". - Séraphis, p. 447.

Elyana se réveille dans un monde obscur. Très vite, elle va comprendre que sa vie est en danger et que d'affreuses créatures lui veulent du mal. Elle n'a plus aucun souvenir de sa vie passée. Afin de survivre et de comprendre ce qui lui arrive, elle va devoir pactiser avec un démon : William. Ensemble, ils retourneront dans le monde des humains. Ils devront faire face à différents obstacles sur leur route : des gens qui tenteront d'empêcher Elyana de retrouver la mémoire. Alliances, dangers, mensonges et complots sont au coeur de ce roman. Serez-vous tenté-e-s de plonger dans le monde des démons avec Elyana et William ?
Aujourd'hui, je vous parle de Séraphis d'Anne-Sophie Hennicker. Très vite, j'ai compris que ce roman serait une histoire complexe. Le récit démarre gentiment avec Elyana qui se réveille dans un monde obscur sans souvenir et qui va devoir se lier à un démon pour comprendre ce qui lui arrive. Nous nous prenons un peu d'affection pour elle qui semble être fragile, tombe souvent dans les pommes et paraît complètement perdue.
Au début, j'ai eu beaucoup de peine à m'attacher au personnage d’Elyana. Elle monte très vite au quart de tour. Elle est régulièrement en colère. J'ai d'abord pensé que c'était lié à son vécu personnel et, que par la suite, certains éléments expliqueraient ce comportement. D'un autre côté, j'ai plus apprécié William. Il est mystérieux et joue avec le sarcasme pour apporter une touche d’humour particulière à l’histoire.
Mon plus gros problème a été de comprendre le contexte de l'histoire. Je n'ai pas tout de suite compris à quelle époque nous nous trouvions. C'est à partir du moment où il est fait mention du jeu pour téléphone Candy Crush que j'ai compris que nous devions nous trouver à notre époque. J'ai eu beaucoup de peine à comprendre comment le monde dans lequel évoluent Elyana et William en est arrivé à ce système.
Ces agences qui traitent les pactes illégaux, les démons qui pactisent avec certains humains et tout le contexte des Maîtres de l'Ombre. Le monde a-t-il toujours été ainsi ou quelque chose l'a-t-il déclenché ?
Dévoiler le contenu caché (attention risque de spoilers) Certains éléments m'ont manqué au fil de l'histoire pour comprendre vraiment ce contexte et entrer dans l'univers. Par la suite, une partie d'informations nous sont révélées mais elles arrivent très tard et c’est dommage car certains pourraient décrocher avant. J'aurais aimé avoir cela plus tôt dans l'histoire. J’ai également discuté avec l'autrice qui m’a permis de comprendre certains éléments mais je reste avec des questions.
Pour donner un exemple,
il est fait mention des anges et des démons. Cependant, Elyana ne pose pas beaucoup de questions sur ces aspects-là. Comme si elle semble déjà être au courant. A mes yeux, un personnage qui découvre cet univers devrait avoir plus de questions. Cela peut laisser supposer que le monde était déjà comme ça avant et qu’Elyana ne se pose pas plus de questions ou alors peut-être que c'est une volonté de l'autrice. Elyana ne les posent simplement pas à William à ce moment-là parce qu'elle a d'autres choses à penser comme se souvenir de son passé. J'aurais vraiment aimé comprendre plus le contexte de cette histoire : comment les démons sont arrivés-là, comment les pactes avec les humains se sont-ils mis en place ? Cela reste malheureusement encore un peu flou pour moi.
Dévoiler le contenu caché (attention risque de spoilers)
S'ajoutant à cela, certains échanges entre Elyana et William qui m'ont un peu perdue. Ils étaient beaucoup dans le conflit. Parfois, certains dialogues ne me semblaient rien apporter de plus à l'histoire. C’est un peu le moment où j'ai perdu le fil. J'avais envie d'en savoir plus sur ce qui se passait mais cela n'avançait pas beaucoup.
Le grand final m’a laissée sur ma faim mais c’est probablement un peu ma faute. Je m’explique, malheureusement pour cela je dois vous révéler la fin alors ne lisez pas la suite si vous souhaitez le lire.
Avec les éléments qui étaient apportés tout au long du roman, je m’attendais à un gros plan machiavélique de la part des Maîtres de l’Ombre. Je m’étais fait un fil rouge par rapport à la relation entre Tyler et Joshua ; j’avais même imaginé un lien de parenté avec Elyana. J’imaginais que les Maîtres de l’Ombre voulaient prendre le contrôle des démons ou quelque chose dans cette optique-là. Or leur idée était assez basique. Après discussion avec l'autrice, j'ai compris que c'était aussi son but. Ils sont là simplement pour faire du mal.
Dévoiler le contenu caché (attention risque de spoilers) J’avais trop d’attente par rapport au final réel.
Cependant, cet ouvrage a aussi ces points forts et beaucoup d’aspects appréciables. Décortiquons-les ensemble !
Un élément m'a surprise positivement. L’autrice a rédigé une scène liée aux menstruations du personnage principal. C'est très rare dans un livre pour ado que nous retrouvions cette thématique. Je trouve que le rendu est adapté. Elle a bien mis en scène la douleur et les problèmes qui peuvent survenir. Par exemple, que ça peut provoquer une incapacité à se déplacer. Je trouve intéressant cette interaction entre Elyana et William et la gêne qui peut s’installer alors que ce n’est plus forcément un sujet tabou aujourd’hui (quoique…).
Un des passages qui m'a captivée est celui des épreuves pour les collaborateurs des agences. Une sorte de Hunger Games où les personnages doivent essayer de survivre. Plusieurs révélations y sont faites et j'ai aimé avancer un peu dans l'histoire.
À partir de 60% de lecture, j'ai vraiment commencé à être plongée dans l'histoire. Je l'ai dit précédemment, à mes yeux, certains échanges entre Elyana et William manquaient un peu de substance. Pourtant, à partir de cette partie, les échanges commencent à être plus constructifs. Pour vous donner un exemple : Elyana et William échangent sur le sujet des relations intimes de ce dernier. Il se confie à elle. Il lui explique comment il le vit et ce qu'il se passe pour lui. Les démons ne ressentant pas les émotions de la même manière que les humains. J'ai vraiment trouvé que ça a apporté quelque chose au récit. Nous commençons enfin à comprendre le contexte et le vécu des personnages. J'attendais un peu plus de ce type d’échanges précédemment dans le roman.
C'est aussi à ce moment-là que nous entrons concrètement dans l'action du roman. Il se passe énormément de choses.
Il y a des bombes qui explosent, des monstres qui débarquent, ils doivent se battre. Elyana se retrouve à l'hôpital et William la kidnappe. Nous faisons des sauts dans le passé d'Elyana.
Dévoiler le contenu caché (attention risque de spoilers) Nous commençons enfin à avoir des réponses à nos questions. Le personnage de Tyler se dévoile au travers de son lien notamment avec Joshua. Nous en apprenons également plus sur l'histoire personnelle d'Oksana.
L'autrice a une très belle écriture. L'univers dans lequel progressent les personnages est très intéressant. J’apprécie particulièrement que la fin du personnage de William n’est pas forcément celle que tout le monde attendait.
William ne change pas sa nature, il reste un démon. Certains pourraient être déçus. Il ne sauve pas Elyana, il n’y a pas d'histoire d'amour entre eux. Moi, j'ai trouvé ça vraiment bien. Elyana a su le changer un tout petit peu mais William garde sa nature profonde.
Dévoiler le contenu caché (attention risque de spoilers) Pour l'autrice c'est un pari délicat de terminer un roman sur une telle fin mais je trouve que c'est une réussite de ce côté-là.
Comme j'aime le répéter, un roman, c'est très personnel. De mon côté, c'est un avis mitigé. J’ai lu d’autres avis très positifs. Il est difficile de comprendre le message principal du roman.
L'idée du dernier voyage d’Elyana vers la mort.
Dévoiler le contenu caché (attention risque de spoilers) Pour ma part ce n’est pas ça qui m’a freinée. C’est plutôt que j’avais besoin de plus de réponses sur le contexte de l’univers pour bien entrer dans le roman. Si vous aimez les univers avec des démons et les histoires sur les voyages introspectifs, je pense que l’histoire pourrait vous plaire. Il faut surtout le lire sans trop en attendre (contrairement à moi). Ne faites pas de théorie et laissez-vous, comme Elyana, porter sur ce dernier voyage.
Si ma chronique vous laisse perplexe, n’hésitez pas à lire d’autres chroniques pour confirmer votre avis ou alors prenez contact avec l’autrice qui est très gentille ! Je la remercie d’ailleurs encore une fois pour ce service presse non-rémunéré. De mon côté, je me laisserai probablement tenter par une autre lecture d’Anne-Sophie Hennicker car j’ai tout de même apprécié sa plume et son univers.
Avez-vous déjà lu ce roman ? Quel est votre avis sur cet univers ?
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Bibliothécaire de 30 ans, je consacre ce blog à partager avec vous mes avis littéraires, mes diverses découvertes et aventures liées au monde des bibliothèques. Bienvenu.e.s et belles découvertes !

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